Les 48 heures après un événement réseau : la méthode de suivi qui transforme les contacts en clients
80 % des rencontres d’un afterwork sont oubliées en une semaine. Voici le protocole simple, en cinq étapes, pour être celui dont on se souvient.
Vous avez passé une bonne soirée, échangé une dizaine de cartes, ri avec deux personnes intéressantes. Le lendemain matin, l’agenda reprend ses droits et, sans le vouloir, vous laissez l’essentiel de l’événement s’évaporer. Le networking ne se joue pas pendant l’événement : il se joue dans les 48 heures qui suivent. Voici le protocole que suivent les membres DRINGGO les plus efficaces.
Heure 0 : notez avant d’oublier
Dans le taxi, le métro ou sur le parking, prenez trois minutes. Pour chaque personne marquante, notez sur votre téléphone :
- son nom et son entreprise ;
- un détail personnel de la conversation (un projet, un voyage, une difficulté évoquée) ;
- ce que vous avez promis, ou ce qu’elle vous a promis.
Ce détail personnel est votre atout : c’est lui qui rendra votre message de suivi impossible à confondre avec une relance commerciale.
Le lendemain matin : le message qui ne vend rien
Envoyez un message LinkedIn ou un e-mail court, avant 10 h, à chaque personne notée. Trois phrases suffisent :
- Le plaisir de la rencontre, en citant le détail noté (« ravi d’avoir échangé sur votre ouverture à Villeurbanne »).
- Une valeur immédiate : un article, un contact, une idée, une ressource, sans contrepartie.
- Une porte ouverte, sans pression : « si un café vous tente dans les prochaines semaines, je suis preneur ».
Ne proposez rien à vendre dans ce premier message. Vous construisez une relation, pas un tunnel de conversion.
Jour 1 : la mise en relation
C’est le geste le plus puissant du networking et le moins pratiqué. Parmi vos rencontres, il y a presque toujours deux personnes qui auraient intérêt à se connaître : un architecte et un promoteur, une comptable et un créateur d’entreprise, un traiteur et un organisateur d’événements. Présentez-les l’une à l’autre par e-mail, en deux lignes chacune. Vous devenez instantanément celui qui apporte, et les deux vous en seront redevables.
Jour 2 : l’invitation concrète
Pour les deux ou trois contacts à fort potentiel, transformez la porte ouverte en rendez-vous réel. Proposez une date précise, un lieu précis, une durée courte : « mardi 14 h, 30 minutes, au café en bas de chez vous ». Les propositions vagues (« on se recontacte ») ne produisent rien ; les propositions précises produisent des réponses.
Jour 2, soir : l’inscription au prochain événement
Le networking est une routine, pas un coup d’éclat. Les gens font confiance à ceux qu’ils voient régulièrement. Avant que la semaine ne se termine, inscrivez-vous au prochain événement de votre ville. Sur DRINGGO, votre espace personnel liste vos prochains rendez-vous et, après chaque événement, les personnes que vous avez rencontrées : c’est votre carnet de suivi, sans effort de saisie.
Ce qu’il faut éviter
- L’ajout LinkedIn sans message. C’est une carte de visite jetée dans une boîte : personne ne la retrouvera.
- Le message groupé. On le repère à la première ligne, et il annule tout le capital de sympathie gagné la veille.
- La relance commerciale dès le premier échange. Vous serez classé, à raison, dans la catégorie des vendeurs.
- Attendre une semaine. Après sept jours, votre visage a été remplacé par dix autres.
Le calcul qui motive
Un afterwork, c’est deux heures et une vingtaine d’euros. Le protocole de suivi, c’est une heure répartie sur deux jours. Pour la plupart des indépendants, un seul client signé grâce à ce suivi finance une année entière d’événements. La question n’est donc pas « est-ce que j’ai le temps de suivre », mais « est-ce que j’ai les moyens de ne pas le faire ».


